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> grande anse du lorrain © AD 2004 |
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Initialement peuplée par les indiens Arawaks, puis par les Caraïbes, ces derniers quittèrent la région pour l’île voisine de la Dominique, chassés par les premiers colons. Riches et fertiles, les terres y sont particulièrement propices aux diverses cultures qui s’y succédèrent, d’abord le tabac, puis la canne à sucre et désormais, l’ananas et la banane. Cette longue histoire agricole se retrouve au travers des nombreuses anciennes habitations dont les vestiges, disséminés dans la campagne sont les principaux attraits touristiques de la région.
En remontant de Sainte Marie jusqu’à l’extrémité nord de l’île à Grand Rivière, les plages disparaissent à l’exception de quelques anses de sable gris sombre et les côtes se hérissent de falaises battues par les vagues de l’Atlantique. La nature exubérante reprend ses droits, contrastant fortement avec la végétation de la partie sud et confère à la région un charme sauvage et une authenticité qui comblent les amateurs de tourisme vert.
De la Trinité, en gagnant le nord, la commune de Sainte Marie est une des premières paroisses de l’île, fondée par les moines en 1658. Le bourg n’a pas d’intérêt particulier. Le Musée de la Banane, fruit quasi emblématique de cette région, permet de se familiariser avec les 50 variétés de bananes existantes et avec l’histoire de ce fruit, en visitant l’habitation « le Limbé », au rythme de l’activité de la plantation. A la sortie de la ville, la Distillerie Saint James et son musée du Rhum propose une belle visite pour tout savoir du rhum, de la canne au délicieux breuvage de cette maison dont l’habitation coloniale remonte à 1874 et permet de mieux appréhender ce que fut la vie des anciennes plantations.
A part l’Anse Azerot , plantée de cocotiers et relativement protégée, la plage du bourg de Sainte Marie est sans doute la dernière où la baignade reste possible quoique déconseillée. Au-delà, dans les rares anses et criques, elle est interdite tant la mer y est forte, pour le plus grand plaisir des surfeurs comme par exemple à l’Anse Charpentier.
La commune de Marigot doit son nom au marais qui la borde, une zone inondée à chaque tempête et où l’eau stagne pour le plus grand plaisir des moustiques mais aussi des écrevisses qui sont friandes de leurs larves. Résultat, de nombreux agriculteurs se sont tournés vers l’aquaculture et produisent désormais de grandes quantités de ces « z’habitants » qui font les délices des tables martiniquaises mais aussi étrangères depuis que la production est exportée. La culture de la banane et de l’ananas, comme le reste de la région, ponctue l’activité de ce petit bourg
La campagne verdoyante et les curiosités agricoles réjouiront les amateurs de tourisme vert.
A noter, depuis la route de bord de mer, de beaux points de vue sur l’Atlantique.
Plus importante, la commune du Lorrain est le cœur de cette région entièrement tournée vers la banane dont l’exploitation est l’activité principale. A noter que la fertilité de ces terres était déjà anciennement reconnue puisque de nombreux vestiges archéologiques attestent de la présence d’anciens sites Arawaks dont les jardins étaient la principale ressource.
Une belle plage de sable gris s’étire sur le front de la commune mais elle n’est pas propice à la baignade.
En poursuivant le long de la côte, la végétation se fait plus sauvage encore. Basse Pointe, commune d’origine d’Aimée Césaire, le poète chantre de la négritude et maire de Fort de France, ne présente pas plus d’intérêt que les autres communes de la côte. La campagne abrite de nombreuses anciennes propriétés agricoles, notamment l’habitation Leyritz, hôtel et musée, donc les bâtiments restaurés au cœur d’un magnifique parc de 8ha, permettent de se représenter la vie du temps de l’exploitation de la canne, où les esclaves africains étaient la principale main d’œuvre agricole, avant d’être remplacée par les indiens coolies au moment de l’abolition. D’ailleurs, la région accueille désormais la plus importante communauté d’indiens de l’île dont les temples colorés égaillent la campagne.
Plus loin encore en remontant vers le nord, sur la route, la commune de Macouba accueille la distillerie des rhums J.M dont les crus de rhums vieux sont particulièrement réputés, puis, au bout de la route qui s’arrête en impasse, le bourg de Grand Rivière. Ici, au cœur de cette nature sauvage et au bord de cet océan tumultueux dont les pécheurs affrontent les vagues redoutables entre le continent et la Dominique, règne une ambiance de bout du monde particulièrement enivrante.
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